Pourquoi parler du télétravail à STM-STE?

De plus en plus de salariés de STM-STE ont les moyens informatiques nécessaires et travaillent en dehors du site parfois plusieurs heures par jours. Il est urgent de mettre un cadre à ce sujet et permettre enfin une réelle reconnaissance de ce mode de travail.

 

Chez STM, STE, la direction jusqu’à maintenant refusait d’en discuter. Depuis 2 ans au cours des NAO, la CFE-CGC a un vrai projet et fait des propositions d’expérimentation sur des sites pilotes STM-STE pour définir le statut de télétravailleur.

 

La CFE-CGC a de l’expérience dans le domaine puisqu’elle a déjà fait une telle démarche chez Thales Toulouse et après 3 ans d’application, c’est  un succès complet pour les salariés et l’entreprise.Dans d’autres entreprises, la mise en place du télétravail a été un échec par manque de préparation et de réflexion. La CFE-CGC ne veut pas que le sujet soit bâclé et préjudiciable aux salariés et veut s’attaquer à toutes les facettes du télétravail (nomadisme, télétravail occasionnel…).

 

Il n’est pas acceptable de laisser perdurer une non reconnaissance du nomadisme et du télétravail qui est déjà pratiqué hypocritement dans l’entreprise.

 

La CFE-CGC a exigé et a obtenu que ce sujet soit enfin mis sur la table !

 

Que propose la CFE-CGC ?

Il faut être réaliste, aujourd’hui les moyenstechniques existent dans STM-STE pour faire du télétravail ou du nomadisme (PC portable, active card, carte 3G…). Cependant, le management du télétravailleur et l’organisation du travail sont loin d’être prêts pour permettre le télétravail dans de bonnes conditions.

La CFE-GCC propose pour commencer une expérimentation sur plusieurs sites pilotes STM-STE.

 

Une expérimentation sur le télétravail, quoi et pourquoi?

Une expérimentation c’est permettre à quelques salariés d’être télétravailleurs ou managers de télétravailleur. Ces salariés feront remonter leurs besoins, leurs problèmes, leurs commentaires ainsi que  les solutions mises en place qui permettront de définir un cadre adapté à la réalité de STM-STE dans un accord d’entreprise.

 

Dans un premier temps seul le télétravail régulier sera abordé car plus facile à analyser et dans un second temps le cadre obtenu sera validé pour le télétravail occasionnel et le nomadisme Tous les détails en page 2).

 

Que peut apporter le télétravail aux salariés ?

Pour les entreprises où la CFE-CGC a participé à la mise en place d’une expérimentation, les bénéfices observés à long terme sont :

 

  • Moins de stress dû aux déplacements domicile-entreprise 
  • Meilleur équilibre vie professionnelle - vie personnelle 
  • Meilleure efficacité: dans les open-space les salariés souffrent d’une mauvaise capacité de concentration liée au fait d’être tout le temps dérangé par le téléphone, les mails, les collègues… Une statistique nationale montre qu’il est presque impossible pour un ATAM ou IC d’être concentré sur un sujet plus de 10 minutes en moyenne sans être dérangé …. sans parler des urgences nécessitant de passer d’un sujet à l’autre en permanence. Tout cela n’engendre que de l’inefficacité.
  • Meilleur organisation du travail en respectant les rythmes de chacun

Les différents types de télétravail

Les partenaires sociaux européens définissent depuis 2005, le télétravail par : « Le télétravail est une forme d’organisation du travail utilisant les technologies de l’information dans lequel un travail, qui aurait pu être réalisé dans les locaux de l’employeur est réalisé hors de ces locaux de façon régulière. »

 

  • Télétravail régulier dit ‘pendulaire’ : à partir de 1 jour par semaine mais de manière systématique. 
  • Télétravail à caractère exceptionnel:
  • Problème de transport (conditions climatiques, pannes de voiture, grèves,…), santé (maladie d’un proche, épidémie…)…
  • Nomadisme : Concerne tous les salariés qui pour des raisons de travail ne sont pas tout le temps dans l’entreprise : marketeur, ingénieur produit, tests terrain, support client, …

 

Attention : Le fait de travailler quelques heures par jour chez soi après son temps de travail dans l’entreprise sans demande explicite du management relève du nomadisme et non du télétravail.